APKC - CORONA
Le coronographe stellaire s'inspire du dispositif de Lyot, à ceci près que ce sont des étoiles que l'on observe (et non le Soleil). On cherche à atténuer la lumière provenant de l'étoile pour pouvoir observer d'éventuelles planètes ou compagnons faibles dans les alentours. Une technique désignée aujourd'hui sous le nom d'imagerie à haute dynamique.
Le coeur du coronographe est une pièce optique de quelques centimètres de côté découpée en 4 quadrants qui produisent des déphasages de 0 et pi. Ces déphasages sont produits par deux paires de fines lames de verre croisées, d'indices de réfraction différents. Ce masque est l'équivalent de la pastille occultant le Soleil dans le coronographe de Lyot. Le reste du montage comprend un diaphragme (le Lyot-stop) qui bloque la lumière de l'étoile rejetée sur les bords de la pupille (un effet optique produit par le masque 4 quadrants).
Le masque à 4 quadrants est placé au foyer du télescope (un C14 dans le cas de Corona). Lorsqu'on observe une étoile entourée d'une planète ou d'un compagnon, on centre l'étoile au milieu des 4 quadrants. La lumière de l'étoile est alors découpée en 4 parties de surface identique subissant des déphasages différents. Le résultat est une extinction totale sur l'axe par interférences lumineuses. A l'inverse, l'image du compagnon se forme sur une zône périphérique du masque, elle n'est pas affectée